Premiers pas en Chine : Beijing

Le gros voyage de cette année 2019 fut un périple de trois semaines en Chine avec mes parents en juillet dernier. J’ai pas mal hésité à d’abord publier un article récapitulatif avec des conseils notamment pour le voyage en train, mais finalement je vais commencer par vous présenter un article par étape.

Pour commencer, Beijing. Elle avait été la dernière ville visitée lors de mon premier voyage en 2016, et j’ai souhaité y retourner car il me paraissait impensable de ne pas emmener mes parents en excursion sur la Grande Muraille. Nous y restons trois jours complets, avec une journée pour le Mur, qui fera l’objet d’un autre article.

Nous arrivons le samedi soir, un peu déphasés après la nuit passée dans l’avion, mais nous trouvons plutôt facilement notre auberge pour les quatre prochaines nuits. On cherche ensuite un endroit pour diner, et nos pas nous amènent sur le trajet du métro, sur une longue rue avec plein de petites boutiques, dont une boutique de vêtements où on aurait volontiers tout acheté.

Pour ce premier soir nous ne sommes pas très aventureux, on choisit des dumplings au porc et aux légumes, et je suis ravie de retrouver les cébettes (spring onions), qui parfume de nombreux plats chinois.

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Le lendemain, c’est notre première journée complète en Chine. On commence par se balader tranquillement dans les hutongs où se situe notre auberge. Ces quartiers, constitués de bâtiments bas et de petites ruelles datent du XIVe siècle et ont vu leur surface se réduire drastiquement jusqu’à il y a trois ans, où la municipalité a décidé de les protéger et de faire valoir leur valeur patrimoniale. Ici il ne se passe pas grand chose, les gens vaquent à leurs occupations, c’est dimanche, tout le monde prend son temps. Cette partie de la ville est vraiment calme, ce n’est pas vraiment ce que l’on s’imagine en premier quand on pense à une des capitales les plus peuplées du monde.

Je n’y ai pris aucune photo, j’ai trouvé que l’ambiance ne s’y prêtait pas, les gens étant tranquillement en train de vivre leur vie j’aurais eu l’impression d’être intrusive.

Après plus d’une heure de marche, on arrive au pont qui sépare le lac Houhai du lac Qianhai, et là la foule fait son apparition. Cette foule nous allons la croiser tout au long des trois semaines, et c’est bien normal, en juillet les Chinois sont en vacances et nous avons choisi des villes prisées des touristes.

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On déambule jusqu’au nord du centre-ville, vers des monuments que l’on retrouvera ailleurs mais à bien plus petite échelle : la tour du Tambour et la tour de la Cloche. Toutes deux érigées en 1272, elles étaient les horloges officielles de la ville.

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Le bâtiment que l’on visite actuellement n’est pas celui d’époque, qui fut détruit par un incendie puis reconstruit. En haut de ses escaliers, 25 reproductions des tambours de la dynastie Ming sont exposés, sur lesquels des démonstrations sont réalisées chaque jour.

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En face, la tour de la Cloche est également plus récente que le monument d’origine, puisque celle-ci date de 1745.

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Ici aussi il faut monter une bonne volée de marche pour arriver au sommet, où l’on peut admirer une cloche de 600 ans et 63 tonnes, ainsi que l’énorme poisson qui sert à la faire sonner.

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Sur le parvis qui les sépare, des groupes de gens semblent s’être donnés rendez-vous pour exercer le plumfoot, un sport d’adresse qui se joue avec un volant lesté. Il ne faut pas le laisser tomber et pour ça les joueurs se l’envoient avec toutes les parties du corps sauf les bras et les mains.

Nous déjeunons d’une fondue pékinoise et le moins que l’on puisse dire c’est que nous sommes restés sur notre faim. En effet, j’ai vu des dizaines de vidéos sur Instagram de véritables festins autour de hot pot, mais une fois face au menu très peu traduit en anglais, nous n’avons pas trop su quoi commander. Avec l’aide de la serveuse nous avons tant bien que mal commandé de la viande de boeuf coupée très finement, ainsi que du choux et d’autre condiments, mais nous nous sommes arrêtés là, un peu réticents à tenter des choses à l’aveuglette.

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Nous rejoignons ensuite les abords de Tian’anmen à pieds, par le nord, mais pour une raison inconnue nous n’arrivons pas à nous en approcher. En effet, un important dispositif de sécurité est mis en place et ne dirige pas vers la place mais vers le parc qui borde la Cité Interdite.

On fait alors une pause dans un temple, dont le calme contraste avec la foule à l’extérieur (je n’ai malheureusement pas retenu son nom). Ici les couleurs sont chatoyantes, chaque détail compte, de l’orientation des bâtiments jusqu’aux motifs géométriques des sous-toits, et si notre absence de culture religieuse nous empêche de pleinement comprendre le pourquoi du comment, nos yeux n’en sont pas moins ravis face à tant de beauté.

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Nous faisons ensuite le choix d’une petite pause climatisée dans le métro en direction de la gare pour y récupérer l’ensemble des billets de train de notre voyage.

Cette première journée se conclut par un diner dans une sorte de fast-food où on nous sert du poulet. On a beaucoup beaucoup marché pour ce début de voyage, et même s’il a fait bien chaud, nous avons eu le plaisir de voir Beijing sous le soleil avec un beau ciel bleu plutôt que sous une couche de pollution.

Le lendemain, après l’excursion à la Grande Muraille nous continuons d’explorer la ville à pieds. On parvient cette fois-ci à s’approcher de Tien’anmen, mais il nous faut quelques minutes à retourner le plan dans tous les sens  pour comprendre où est quoi.

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La Tour de la Flèche et la Porte du Devant contrastent avec l’architecture soviétique des années 1950 qui entoure la place.

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Enfin pour notre dernière journée dans la capitale chinois, nous décidons de zapper la Cité interdite, que j’avais déjà visitée en 2016 et qui ne m’avait pas laissé un bon souvenir. On choisit donc le Palais d’été, dont les guides vantent la beauté.

Ancienne villégiature des souverains chinois durant la période estivale, ce palais se trouve au cœur d’un domaine de 290 hectares. Il est construit au bord du lac Kunming, qui doit sa taille actuelle (220 hectares) à des travaux d’approfondissement par 100 000 ouvriers aux ordres de l’empereur Qianlong au XVIIIe siècle.

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On entre par la porte Nord, envahie par le monde, et la visite commence par la colline de la Longévité qui se gravit par des escaliers peu adaptés à la foule. Il fait très chaud, l’air est chargé d’humidité, et même avec le guide et le plan en anglais on a du mal à saisir quels bâtiments sont face à nous. Finalement on passe assez rapidement cette partie, ne serait-ce que pour sortir du brouhaha. Le chemin descend ensuite vers le lac, alors on suit les autres, sans vraiment savoir si on aurait du s’arrêter pour voir autre chose au passage. Ici l’air est bien plus respirable, on n’est plus les uns sur les autres.

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En bas de la colline, on arrive à la Longue Galerie, remarquable par ses dizaines de peintures aux détails exquis.

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En longeant le lac, on arrive à l’étonnant navire de marbre. Ce vaisseau, fut érigé en 1888, à la demande de l’impératrice douairière Cixi qui y assistait aux exercices des unités navales.

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On déambule ensuite dans un très beau parc, en suivant plus ou moins les berges du lac. Plusieurs jolis ponts permettent d’accéder d’un endroit à un autre, et on apprécie le calme de l’endroit. Cependant je trouve que la visite est un peu gâchée par les trop nombreux stands de nourriture et autres magasins de souvenirs.

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Pour déjeuner on retourne à la porte Nord du palais, dans la rue Suzhou. Cette rue fut conçue sur le modèle de la ville de Suzhou, dans la province du Jiangsu, célèbre pour ses nombreux canaux. Ici on se promène au bord de l’eau, le long de plusieures boutiques de souvenirs.

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Cet endroit m’a laissé un peu la même impression que la visite de la Cité Interdite : c’est beau et sûrement très intéressant, mais le manque d’explications et la foule font que l’on est beaucoup trop tenté de passer en vitesse d’un bâtiment à un autre.

Pour notre dernier dîner à Beijing, on choisit de ramener à notre auberge des petits chaussons à la viande et aux légumes dont on assiste à la préparation à travers la vitrine. Il s’agit de rou bing, spécialité pékinoise farcie généralement au porc ou au boeuf et légèrement frite. Un vrai délice !

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Alors même qu’elle est la capitale du pays, Beijing m’a semblé bien plus paisible que d’autres villes que l’on a pu visiter par la suite. Bien sûr il y a beaucoup de monde dans les sites touristiques, mais en dehors de ça, il est facile de s’éloigner de la foule et presque de se trouver une petite routine. J’ai l’impression d’avoir plus apprécié de parcourir ses rues en début de voyage, et elle représente pour moi une bonne introduction à une périple dans l’Empire du Milieu. Évidemment même avec cette deuxième visite il me reste encore beaucoup d’endroits à y voir, d’autres quartiers à explorer, et c’est avec plaisir que j’y reviendrai.

Depuis Beijing nous prenons le train direction Pingyao, que je raconterai dans le prochain article !


  • Depuis l’aéroport, nous avons emprunté l’Airport Express (25 CNY par personne), puis le métro.
  • Nous avons logé au Beijing Templeside Lianlian hutong Guest House, une auberge de jeunesse très simple mais bien tenue, en plein cœur d’un hutong. Le jardin est très agréable et une jolie terrasse est accessible sur un des toits. Pour une chambre familiale avec salle de bain et climatiseur, nous avons payé 1688, 40 CNY (219 euros) pour quatre nuits. Propose aussi des lits en dortoir. A une vingtaine de minutes à pieds des stations de métro Fuchengmen et Xisi.
  • Pour nos déplacements, en plus de nos pieds, nous avons pris le métro. Son réseau gigantesque nous a amené partout où nous en avions besoin, avec un tarif à partir de 2 CNY et qui varie en fonction de la distance à parcourir.
  • Les dumplins et les rou bing viennent de deux établissements voisins, installés Fuchenmeng Inner Street, près du métro. Pour trois assiettes de raviolis, deux cocas et une bière il nous en a coûté 48 CNY. Les chaussons à la viandes sont quant à eux à 4,5 CNY l’unité (deux suffisent pour une personne).
  • Nous avons mangé la fondue dans un restaurant sur Meishuguan Houjie, et il nous en a coûté 141 CNY pour trois.
  • L’entrée combinée pour les tours du Tambour et de la Cloche est à 30 CNY par personne. Les horaires de la démonstration dans la tour du Tambour sont affichées au guichet. Elles comportent chacune environ 60 marches, l’escalier est très raide donc il faut être en bonne condition physique pour y accéder.
  • Pour accéder au Palais d’été par la porte Nord, il faut descendre à la station de métro Beigongmen puis marcher 5-7 minutes. Des tuk-tuk vous y attendent et tentent de vous faire croire qu’une longue marche vous attend, ne les écoutez pas. L’entrée du site avec accès à certains monuments à l’intérieur est à 60 CNY (je ne crois pas qu’au final nous ayons rentabilisé le billet entièrement).

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