Cuisine, culture et cascades à Oaxaca

Après l’effervescence du Carnaval de Veracruz, nous continuons notre route jusqu’à l’état de Oaxaca avec un programme à la fois rempli et à la cool. Entre découvertes culinaires, culturelles et naturelles, la région offre de nombreuses activités.

oaxaca-larchivoyageuse-mexique

Oaxaca de Juárez

Assez logiquement nous nous établissons dans la capitale de l’état pour pouvoir rayonner dans les environs. Très touristique, après une courte première promenade on comprend rapidement pourquoi la ville attire autant. Ici j’ai aimé retrouver les maisons colorées, les boutiques et les petits restaurants un peu comme à San Cristóbal de las Casas, mais sans les touristes en quête de spiritualité qui marchent pieds-nus et font la manche.

zocalo-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

On déambule au zócalo, comme beaucoup de Mexicains qui viennent s’y poser en journée pour discuter, ou y écouter de la musique à la nuit tombée

A Oaxaca les couleurs sont partout sur les bâtiments, que ce soit de façon uniforme ou en explosion dans les nombreuses œuvres de street art qui ornent les façades.

streetart-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

oaxaca-streetart-mexique-larchivoyageuse

oaxaca-mexique-larchivoyageuse-streetart

mexique-oaxaca-streetart-larchivoyageuse

En voulant visiter le Templo de Santo Domingo, une belle église qui domine une place parsemée de cactus, nous nous trompons d’entrée et c’est d’abord dans le Museo de las Culturas de Oaxaca que nous pénétrons. Il est en effet attenant à l’église, établi dans les bâtiments monastiques voisins.

santodomingo-oaxaca-templo-mexique-larchivoyageuse

Sa collection illustre l’histoire de Oaxaca, on y trouve notamment des pièces découvertes dans une sépulture du site de Monte Albán, où nous sommes rendues deux jours après. Même si l’histoire ne vous intéresse pas trop, n’hésitez pas à faire un tour au musée ne serait-ce que pour la beauté des bâtiments.

templo-santodomingo-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

santodomingo-templo-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

Une fois la visite terminée, on sort du musée pour enfin entrer dans l’église. Si la décoration est assez chargée en dorures, je l’ai trouvée belle et très lumineuse.

larchivoyageuse-templo-santodomingo-mexique-oaxaca


  • Le trajet en bus de Veracruz à Oaxaca de Juárez dure environ 8 heures.
  • Nous avons dormi à la Casa Angel Hostel, pas très loin du centre-ville. Nous étions en dortoir mixte de personnes, et avons payé un total de 1760 MXN pour deux avec les petits-déjeuners inclus. L’auberge est plutôt agréable, et dispose d’un beau toit terrasse bien aménagé.
  • L’entrée au Museo de las Culturas de Oaxaca coûte 70 MXN par personne. Le Templo de Santo Domingo est gratuit.
  • Pour un déjeuner sympa, nous nous sommes rendues au Mundo Ceiba, un atelier de réparation de vélos où l’on peut aussi manger et assister à des évènements.

mundoceiba-oaxaca-restaurant-mexique-larchivoyageuse

Cours de cuisine mexicaine

Depuis quelques années maintenant, lorsque j’ai le temps en voyage j’aime réserver une journée pour un cours de cuisine locale. Après l’Indonésie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et la Chine, ce fut au tour du Mexique de nous révéler ses secrets culinaires ! Le modèle est le même que dans les autres pays, la journée s’organise en trois temps. On commence par le marché pour acheter les ingrédients nécessaires aux recettes, on cuisine, et enfin on déguste. Oaxaca est la ville idéale pour ce genre d’activité, elle est connue pour sa cuisine et plusieurs établissement proposent des cours.

marche-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

Le groupe au complet se retrouve donc au marché central, très agréable avec ses allées propres et ses odeurs alléchantes. Avec nous il y a le chef, Gerardo, qui est mexicain, et six ou sept Américains, dont on se moque gentiment lorsqu’ils s’émerveillent devant le choix de légumes sur les étals.

tomatillos-oaxaca-mexique-larchivoyageuse
Les tomatillos, utilisées pour la salsa verde

Feuilles de bananier, tortillas, épices, légumes, les paniers se remplissent en même temps que les explications fusent.

viande-marche-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

tortillas-marche-oaxaca-mexique-larchivoyageuse
Les tortillas en train de cuire sur le comal

ananas-marche-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

marche-mexique-oaxaca-larchivoyageuse
Les feuilles de bananier, nécessaires à la préparation des tamales

Une fois tous les ingrédients achetés, nous nous rendons tous sur le lieu du cours. Nous sommes accueillis par des boissons chaudes et des pâtisseries dans une superbe cuisine ouverte sur l’extérieur.

cours-cuisine-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

cuisine-cours-oaxaca-mexique-larchivoyageuse

Au menu du jour, des tamales au poulet, de la soupe de légume, du guacamole, du poulet avec son mole verde, et des memelas, sortes de petites tortillas épaisses recouvertes de matière grasse animale et de sauce. Chaque membre du groupe participe aux étapes de la préparation, de la découpe des légumes, au pilonnage des épices, et même jusqu’au façonnage des tortillas.

S’ensuit une dégustation des plats confectionnés par nos petites mains, accompagnés de tequila ou de mezcal. Encore une fois j’ai adoré cette activité, qui en plus de changer des habituelles visites que l’on fait en voyage, permet d’en apprendre plus sur la culture du pays visité.


  • Nous avons réservé le cours auprès de La Cocina Oaxaqueña, par mail seulement quelques jours avant. Le prix de 900 MXN par personne inclut le transport depuis et jusqu’à l’hôtel (on est venu nous chercher à 8h15, et le retour s’est fait aux alentours de 14h), la visite du marché, le cours de cuisine et tout ce qui est dégusté sur place. On repart avec un petit livret comportant les recettes réalisées. Il est possible de demander un menu végétarien. Les explications sont dispensées en anglais.

Hierve El Agua

C’est sur le compte Instagram de Mi-fugue, mi-raison que l’on a vu les premières photos du site naturel de Hierve El Agua et on a toute de suite eu vraiment très envie de nous y rendre à notre tour.

hierveelagua-cascade-mexique-larchivoyageuse

Hierve El Agua signifie « l’eau qui bout », et ce nom vient de l’eau qui ruisselle du sol et s’écoule le long des falaises. Dans un magnifique panorama montagneux, on fait ainsi face à deux cascades pétrifiées, surmontées de petits bassins dans lesquels il est possible de se baigner.

mexique-hierveelagua-larchivoyageuse

larchivoyageuse-hierveelagua-mexique

Pour admirer la seconde cascade, il faut suivre le chemin qui mène au sommet de l’autre, ce qui permet alors de lui faire face.

cascade-hierveelagua-mexique-larchivoyageuse

hierveelagua-montagnes-mexique-larchivoyageuse

Le site en lui-même n’est pas immense mais on apprécie le calme des montagnes et l’isolement agréable pour passer une journée hors de la ville. C’est dans cet environnement calme que nous vivons le premier tremblement de terre de notre vie ! Quelques secondes de secousse pendant lesquelles nous restons surprises tandis que les Mexicains autour de nous montrent des signes de peur et d’agitation. En effet pour eux le souvenir des tremblements de terre de septembre 2017 n’est pas loin. En rentrant en ville on craint de constater des dégâts sur les édifices, mais heureusement, rien à signaler.

hierveelagua-mexique-larchivoyageuse


  • Pour aller de Oaxaca à Hierve El Agua, il faut prendre un bus (arrêt juste à côté du McDonald) jusqu’à Mitla pour 20 MXN par personne. Le trajet dure environ une heure. Il faut ensuite prendre un pick-up jusqu’au site. Ceux-ci ne partent que lorsqu’ils sont assez remplis, et le prix varie en fonction du nombre de passagers. Nous avons payé 50 MXN par personne, et avons commis l’erreur de nous poster dans la remorque alors qu’il y avait de la place dans le véhicule. En effet, le trajet dure 45 minutes, et la route est très cahotante et poussiéreuse, ce n’est pas du tout agréable.
  • Attention pour le retour, le dernier pick-up part vers 18 heures.
  • L’entrée du site coûte 25 MXN par personne.
  • Sur place on trouve plusieurs stands qui vendent des boissons et des snacks. Il y a aussi des toilettes qui permettent de se changer pour se baigner.

Monte Albán

Nouvelle journée, nouvelle excursion, et cette fois c’est sur un site archéologique que notre choix s’est porté. Après la jungle de Lamanai ou de Tikal, qui cache aux yeux des visiteurs les pyramides et autres structures épargnées par le temps, Monte Albán qui trône sur un plateau à 400 mètres d’altitude nous a beaucoup surprises.

archeologie-monte-alban-mexique-larchivoyageuse

Cette ancienne capitale zapotèque fut occupée dès 500 av. J.-C. et formait le cœur d’une société organisée dans une région qui comportait au moins 200 autres communautés et centres religieux.

Quand on arrive sur le site on est tout de suite impressionnée par l’espace dans lequel sont implantés les monuments. La Gran Plaza est entourée de temples et de quartiers résidentiels réservés aux élites, et lorsqu’on l’admire du haut de l’un de ces édifices, on ne peut s’empêcher l’imaginer remplie de monde.

monte-alban-archeologie-mexique-larchivoyageuse

Ici pas de végétation luxuriante, l’herbe est brûlée par le soleil, et c’est par un système d’irrigation extensif que les Zapotèques s’alimentaient.

En continuant la visite on tombe sur l’Edificio de los Danzantes, un édifice dans lequel on peut voir des sculptures représentant des hommes nus, que les chercheurs pensent être des chefs sacrifiés de cités voisines conquises.

larchivoyageuse-monte-alban-archeologie-mexique

A plusieurs endroits sur le site on peut observer un système d’écriture gravé sur des stèles ou des linteaux. Ces hiéroglyphes et ces dates semblent indiquer que c’est à Monte Albán que furent utilisés pour la première fois au Mexique l’écriture et un calendrier écrit.

mexique-archeologie-monte-alban-larchivoyageuse

larchivoyageuse-monte-alban-mexique-archeologie

J’ai beaucoup aimé le site de Monte Albán, si différent de ce que j’avais pu voir auparavant au Mexique. Si cela vous est possible, essayer de le visiter avant celui de Teotihuacan, encore plus immense et qui risque de complétement éclipser cette impression d’espace si vous le voyez en premier.

archeologie-larchivoyageuse-monte-alban-mexique


  • Pour rallier Monte Albán depuis Oaxaca, rendez-vous au numéro 501 de la rue Mina, où l’agence Autobuses Turisticos propose l’aller-retour à 55 MXN par personne. Attention l’après-midi le départ ne se fait que toutes les heures.
  • L’entrée du site coûte 70 MXN par personne, avec la visite du musée incluse.

Ces quelques jours furent très agréables, et avec le recul je comprends pourquoi un des couples qui était avec nous au cours de cuisine avait choisi de focaliser ses vacances au Mexique dans cette zone. La ville de Oaxaca de Juárez est intéressante et constitue le point de départ parfait pour visiter la région. Que vous soyez amateurs d’art, de culture ou de grands espaces, il y en a vraiment pour tous les goûts !

Publicités

2 réflexions sur “Cuisine, culture et cascades à Oaxaca

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s