Se faire tatouer en voyage

J’ai profité de mon séjour au Mexique pour me faire à nouveau tatouer, et c’est la quatrième fois que je le fais à l’étranger. Du coup je me suis dit qu’un article sur ce sujet pourrait peut-être éclairer certains d’entre vous qui auraient envie de sauter le pas.

Pourquoi se faire tatouer à l’étranger ?

Pour moi se faire tatouer lors d’un voyage ou d’une expatriation est un bon moyen de garder un souvenir indélébile – c’est le cas de le dire – de cette destination. Par exemple je me suis faite tatouer au Cambodge en 2014, lors d’un voyage de quatre mois en Asie du Sud-Est. C’était la première fois que je partais seule, que je partais aussi longtemps, que je bougeais autant. Ce voyage est un souvenir extrêmement heureux de ma (courte) vie, j’y ai rencontré des personnes géniales et j’ai beaucoup appris sur moi-même pendant ces quatre mois. Pour ce tatouage j’ai évidemment choisi un motif asiatique, il s’agit d’un arbre de vie tel qu’il est représenté dans le wayang kulit, le théâtre d’ombres indonésien. Presque quatre ans après, quand je le regarde ou que l’on m’interroge à son sujet, ce ne sont que des bons souvenirs qui me reviennent.

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Il en va de même pour le deuxième tatouage que j’ai fait à l’étranger, beaucoup plus petit et beaucoup moins réfléchi. J’étais avec ma sœur à New York, pour un voyage presque improvisé et un peu fou, au cours duquel on s’est dit que ça serait cool de se faire tatouer ici et ensemble. Ce n’est pas le plus beau ni le mieux réalisé de mes tatouages, la plupart du temps j’oublie qu’il est là, mais quand j’y pense je repense au dernier voyage que j’ai fait avec ma sœur chérie et je ne le regrette en rien.

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Clairement pas le plus beau !

En plus de la raison « affective », se faire tatouer à l’étranger peu également présenter l’avantage d’être bien moins cher qu’en France, où les prix s’envolent facilement. Au Mexique par exemple j’ai payé 1000 pesos, soit environ 44 euros, pour un tatouage qui à Paris m’aurait au minimum coûté 100 euros. Au Cambodge même chose, alors même que mon tatoueur était français, j’ai facilement payé moitié prix en comparaison de ce que j’aurais payé en France. Alors évidemment cela s’applique aux pays dont le coût de la vie est inférieur à celui de chez nous, mais c’est un avantage indéniable.

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Du service de qualité à moindre prix

Enfin dans certains pays, des pratiques de tatouage traditionnelles sont toujours réalisées aujourd’hui, et en plus d’en revenir avec un superbe souvenir, s’y faire tatouer peut représenter une vraie immersion dans la culture de ces pays.

Les questions pratiques

Même si on peut se faire tatouer sur un coup de tête, ce n’est pas un acte anodin et cela demande quand même de prendre en considération quelques éléments. Déjà on ne se fait pas tatouer n’importe où, les petites échoppes qui affichent des prix dérisoires en Asie du Sud-Est peuvent être tentantes, mais souhaitez-vous réellement ramener une infection en plus d’un tatouage ? Je ne vous apprends rien en disant qu’il y a des règles d’hygiène obligatoires et qu’à aucun moment on ne peut les négliger : matériel stérile, à usage unique, salon propre, tatoueur propre, etc. Il est aussi préférable d’être frais le jour-même, et pas en train de décuver et de récupérer de la soirée de la veille.

Se faire faire un tatouage particulier peu demander du temps. Vous avez une idée de dessin, mais rien de vraiment très concret, alors vous en parlez avec le tatoueur, qui vous fait des propositions, jusqu’à trouver exactement ce que vous souhaitez. Il faut ensuite trouver une date pour caler le rendez-vous, voir plusieurs dates s’il s’agit d’une grosse pièce, et en fonction du succès de l’artiste, on peut compter le délai en semaines voire en mois. Alors si vous vivez sur place, aucun problème, vous avez le temps. Mais si vous êtes de passage, ce temps vous ne l’avez peut-être pas. Pour anticiper cette situation, il y a bien sûr la magie de l’internet et des réseaux sociaux. Je me suis par exemple décidée pour l’arbre de vie lorsque j’étais au Laos, et ce sont des amis qui m’ont parlé de Lex Roulor, un tatoueur français installé à Siem Reap au Cambodge. Ce pays étant ma destination suivante, j’ai contacté Lex via sa page Facebook et je lui ai envoyé des croquis de ce que j’avais en tête, en lui demandant si c’était le genre de tatouage qu’il accepterait de réaliser, et surtout en précisant les dates auxquelles je serai dans sa ville. On a ainsi échangé quelques jours et lorsque je l’ai rencontré il a été facile de régler les questions de logistique.

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Ce qui peut être pratique, c’est de se rendre dans les conventions de tatouage et c’est ce que j’ai fait en Grèce. Je savais que je voulais à nouveau me faire tatouer, mais je n’avais pas spécialement d’idée, que ce soit au niveau du motif ou du tatoueur. En me rendant au salon qui avait lieu à Athènes je me suis dit que c’était juste pour regarder, et en fait j’ai discuté avec Jimmy Galan, un jeune tatoueur grec installé à Londres dont j’aimais bien les flash (pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de dessins que l’artiste a fait, souvent de petit format, et qu’il propose de réaliser en tatouage pour un prix général peu élevé). On a parlé expatriation, été grec, et finalement j’ai opté pour une fleur parmi ses flash. Dans ce cas aucun contact préalable n’a été nécessaire, donc quand on est en voyage c’est plutôt un bon plan !

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Enfin, et c’est plutôt logique, se faire tatouer à l’étranger peut signifier se faire tatouer par quelqu’un qui ne parle pas la même langue que nous, et dans ce cas il faut s’assurer que la communication est claire ! Se faire tatouer c’est un peu comme quand on va se faire couper les cheveux, on n’a pas envie que la coiffeuse nous fasse un carré quand on a demandé « juste les pointes ». Pour le tatouage c’est encore plus important que sa volonté soit respectée, puisque c’est pour la vie. Et il faut également être en mesure de comprendre l’avis émis par l’artiste, qui saura mieux que vous si ce motif est une bonne idée sur une surface aussi réduite, et qui vous expliquera comment en prendre soin ensuite.

Une fois que l’on est tatoué

En effet, un autre élément à prendre en compte lorsque l’on se fait tatouer en voyage, c’est l’après. Un tatouage c’est une aiguille qui rentre et sort de votre peau à grande vitesse pour y déposer de l’encre. Au final c’est donc une cicatrice, et comme toute cicatrice, au départ ça peut être douloureux, et ça demande de l’entretien. Alors par exemple si vous avez prévu de vous faire une énorme pièce sur le dos, évitez d’avoir prévu le lendemain un trek qui implique plusieurs heures de marche avec un sac et une tente sur le dos, ça ne sera pas du tout agréable !

Les premières semaines il faut également éviter le soleil et l’eau salée, donc autant dire que se faire tatouer le premier jour d’une semaine en bord de mer n’est pas forcément l’idée la plus pertinente. Alors attention si quelques jours après un nouveau tatouage une sortie plage est prévue, pas besoin de rester enfermé pendant que les autres s’amusent. On protège son tatouage avec de la crème, on le rince à l’eau claire une fois qu’on sort de la mer, et ça le fait.

Pour moi le tatouage permet de marquer un moment dans une vie, d’une façon permanente et esthétique. L’associer à des voyages qui m’ont faite grandir, ou dont je chérie le souvenir, est un bon moyen à mon sens de les rendre encore plus inoubliables. Ah et j’allais oublier…oui ça fait mal, mais rien d’insurmontable !


  • Au Cambodge je me suis faite tatouer à Siem Reap par Lex Roulor dans son salon The Harbour. Très sympa et très pro, après 4 ans je suis toujours aussi contente de mon tatouage qui n’a presque pas bougé et qui n’a demandé aucune retouche !
  • A New York je me suis faite tatouer à Brooklyn, et c’est la seule information dont je me souvienne !
  • A Athènes je me suis rendue à la Athens International Tattoo Convention, qui a lieu chaque année en mai. Je me suis faite tatouer par Jimmy Galan (@jimmygalan sur Instagram) qui travaille chez Artefacto Tattoo à Londres et qui utilise des produits et du matériel vegan et cruelty free.
  • Au Mexique je me suis faite tatouer chez Mick Rat Tattoo Club, un salon recommandé par des amis. C’est Abraham Valles (@sie7e77 sur Instagram) qui s’est occupé de moi.
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