Histoire expatriées # 6 – Ce que j’aurais voulu savoir avant de partir

Après deux rendez-vous ratés pour cause de voyage, me voici de retour avec la 6e édition des #HistoiresExpatriées, initiées par Lucie du blog L’occhio di Lucie. Ce mois-ci il est question de répondre à « ce que j’aurais voulu savoir avant de partir », sujet proposé par Ophélie du blog Evil from paradize. J’ai pas mal réfléchi pour ce sujet, parce qu’honnêtement je n’ai pas une réponse qui me vient directement, et j’ai quand même trouvé des choses. Je profite aussi de cet article pour commencer à parler de ma vie au Mexique et plus précisément à Aguascalientes où je suis installée depuis un mois.

balcon-athenes-grece-larchivoyageuse
J’aurais bien voulu savoir que je n’ai pas la main verte et que certaines de ces plantes ne résisteraient pas à mon passage…

J’aurais voulu savoir que…l’expatriation ce n’est pas l’aventure tous les jours

Je crois qu’avant de partir pour la Grèce, je m’attendais un peu à vivre une année exaltante, continuellement remplie d’aventures et de nouvelles expériences. Et en fait, une fois les démarches d’installation réalisées, une fois que je me suis repérée dans mon quartier et que j’ai commencé à travailler, la routine s’est très vite installée. Alors certes j’ai passé pas mal de temps à découvrir Athènes, la Grèce, ses coutumes et sa culture tout au long de l’année, mais finalement je n’ai pas mené une vie si différente de celle que j’avais à Paris. Je me suis adaptée à certaines particularités liées à la Grèce comme des horaires de travail différents, j’ai pris plaisir à de nouveaux loisirs – en vrai surtout un, aller à la plage tous les week-ends ou presque – mais mon quotidien ne s’en est pas trouvé révolutionné, les séances de glande sur canapé avec chat n’ont pas cessé.

Aujourd’hui je suis au Mexique depuis un mois, je loue une chambre dans une maison, je fais mes courses au supermarché et je planifie ma semaine autour de mes cours de français. Donc encore une fois, ce n’est pas l’aventure tous les jours, mais ce n’est pas grave. Cette fois-ci je savais à quoi m’attendre, je savais que même si le pays est différent de la France, y vivre ne serait pas un challenge tous les jours. Et en fait avec le recul ça me va, je n’ai pas envie que chaque aspect de ma vie quotidienne soit compliquée ou demande un effort parce que je suis à l’étranger.

 

Je n’ai pas révolutionné mon régime alimentaire…

J’aurais voulu savoir que… s’expatrier pour le travail n’est pas la même chose qu’un échange universitaire

J’ai rencontré des gens qui sont partis un semestre ou une année en échange universitaire, et à chaque fois leurs récits m’ont fait rêver. Tous se sont faits de super amis, sortaient tout le temps, partaient en exploration dès que c’était possible, bref, je n’ai eu que des retours ravis. Et du coup je crois que je m’attendais en quelque sorte à la même chose en déménageant à l’étranger. Sauf que moi je suis partie pour travailler, j’habitais seule, et je n’étais en contact permanent avec des étudiants avides de découvertes. D’ailleurs pour être tout à fait honnête, à ce moment j’étais déjà « trop vieille » pour cette ambiance étudiante. En effet, les étudiants en Erasmus à Athènes je les ai rencontrés, et franchement le décalage était palpable, et je n’ai pas poussé plus dans cette direction. Et du coup j’ai trouvé que se faire des amis, se créer un cercle était plus difficile, car bien évidemment les gens ne t’attendent pas ! Alors attention, j’ai fait de très belles rencontres, que ce soit parmi mes collègues, parmi les locaux ou d’autres expats. Mais une fois sortis du monde étudiant, les gens font leur vie, moi la première quand je suis installée dans ma vie je ne vais pas nécessairement faire d’efforts supplémentaires face à un nouvel arrivant (quoi que…).

pyramide-sphynx-caire-egypte-larchivoyageuse
Mieux que les étudiants Erasmus, la collègue qui a les mêmes goûts que toi et qui trouve aussi que l’Egypte en plein juillet c’est une très bonne idée !

J’aurais voulu savoir que…une expérience ne me suffirait pas !

Bon en fait je m’en doutais un peu, l’expatriation allait me plaire et il m’en faudrait plus. Parce que oui, ce que j’ai décrit plus haut ne m’a pas empêchée de profiter de mon année grecque et surtout de vouloir retenter l’expérience. Sur bien des aspects le temps que j’ai passé à Athènes a été plus que bénéfique. J’ai pu mettre à l’épreuve mes capacités d’adaptation, découvrir une nouvelle langue, travailler dans un contexte différent, visiter des endroits magnifiques, remettre en question certaines de mes prises de position – du genre « je n’aime pas les sandwichs grecs » – et en apprendre beaucoup, sur moi et sur les autres. Et du coup c’est comme les voyages, avant de partir je me dis que ça va me contenter pour un moment, qu’après je serai bien contente de rentrer chez moi. Et c’est vrai, j’ai passé trois mois à Paris à profiter de ma famille, de mes amis, de tout ce que j’avais manqué pendant un an. Mais je me suis aussi rendue compte que vivre en France n’est pas indispensable pour moi, que même si j’adore mon pays, je n’ai pas besoin d’y vivre à tout prix, et que du coup pourquoi ne pas tenter à nouveau ma chance ailleurs ?

Au final il n’y a pas grand chose que j’aurais voulu savoir avant de partir, j’aime me laisser surprendre par la nouveauté, encore plus à l’étranger. Et puis si je tente l’expatriation, c’est pour vivre une nouvelle expérience, et du coup je n’ai pas envie d’en savoir trop à l’avance, ça serait un peu me gâcher la surprise. #spoiler

img_8235

 

 

Publicités

20 réflexions sur “Histoire expatriées # 6 – Ce que j’aurais voulu savoir avant de partir

  1. J’adore ! Je te rejoins tout à fait sur le fait que travailler et étudier c’est pas pareil. J’ai vécu les deux et la différence est radicale (et je crois que cette différence se ressent aussi dans son pays d’origine, de façon peut être moins forte). Mais alors tu donnes des cours de français maintenant ? On est un peu collègues en fait !

    1. Oui comme je suis au Mexique un peu pour voir comment la vie est sur place, je n’ai qu’un visa touriste. Or je trouve que tester la routine d’un endroit sans y travailler est un peu biaisée. Donc j’ai trouvé des clients pour des leçons particulières, et franchement ça me plaît bien !

  2. je pense que c’est une tendance général, dès qu’on décide de s’expatrier c’est difficile de revenir en France ? Je ne vois pas beaucoup de témoignages de francais qui vivent très mal leurs vies à l’étranger au point de rentrer… C’est peut être juste ma perception ?

    1. Je ne dirais pas que j’aurais du mal à vivre en France, je sais que je serai très contente de retourner vivre à Paris. En fait j’ai surtout envie de nouvelles expériences !

      1. Si tu en as l’opportunité tu as bien raison ! De toute façon l’avantage de partir c’est qu’on sait que lorsque le besoin se fera ressentir, on pourra rentrer vraiment, grandies de toutes ces superbes expériences à l’étranger !

  3. Ton point sur les amitiés lorsqu’on s’expatrie en tant qu’étudiant versus en tant que travailleur est tellement vrai. Je crois que ça a été une des adaptations les plus difficiles pour moi, cette recherche d’un nouveau réseau social.

  4. Interressant comme theme! Le j’airai aimé savoir est tres different s’il s’agit d’une premiere, deuxieme ou encore troisieme expatriation. On a plus les même attentes et pn connait la plupart des desillusions. Pour ma part la derniere en nouvelle zelande m’a bcp déçue liee a l’absence de culture et d’histoire du pays m: je ne m’y attendais pas!

  5. Top ton article !
    Je me retrouve dans ce que tu dis : l’expatriation ce n’est pas l’aventure tous les jours et on se retrouve vite dans un petit train train quotidien ! (après quand on travaille quotidiennement, il est difficile de se motiver pour sortir).
    Merci pour la petite mention ! Mais je dois t’avouer que ton arrivée m’a permis de me rendre compte que j’étais rentrée dans un train train quotidien et que je ne profitais pas assez de la chance que j’avais d’être en Grèce.

  6. Ah c’est tellement vrai, l’expatriation c’est l’aventure au début, ensuite ben on se créé une routine et voilà !
    Quant aux amitiés et rencontres c’est très vrai pour moi aussi.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s