Florès et Tikal

Nous sommes entrées au Guatemala par le nord-est du pays, à Melchor de Mencos à la frontière bélizienne, et avons poursuivi notre route vers notre première étape : Florès. C’est la capitale du Petén, le plus grand département du pays qui représente d’ailleurs près d’un tiers de sa superficie. Elle est le point de départ pour explorer la région, et notamment le célèbre site maya Tikal.

Florès

Cette capitale est en fait constituée de deux villes jumelées. Santa Elena, la ville moderne est située sur la rive du lac Petén Itza, tandis que la vieille ville Florès est une petite île posée sur le lac et reliée à la terre ferme par une chaussée de 500 mètres.

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En arrivant on est tout de suite charmé par la ville et ses couleurs. Dans l’intérieur de l’île les maisons colorées sont disposées le long de rues pavées, qui se croisent et s’entrecroisent, tandis qu’une promenade longe la rive, avec vue sur le lac. On ne peut toutefois pas en faire le tour complet car une partie de cette chaussée est complètement sous les eaux.

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Quelques heures suffisent pour admirer toutes les façades, en prenant son temps comme semblent le faire les habitants, que l’on croise facilement assis sur les marches devant leur porte.

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Plusieurs restaurants proposent une cuisine internationale – on trouve même un Burger King juste à l’entrée de Santa Elena – mais si vous avez envie de manger local et dans un cadre convivial, rendez-vous au bord de l’eau. Tous les jours, entre 15h et 21h, des familles installent des stands et vendent de quoi se restaurer, plats salés, limonades et autres jus, et énormes gâteaux à acheter à la part. On prend à emporter ou on mange sur place, assis sur des tabourets en plastique, le tout pour une poignée de quetzales.

Comme toutes les auberges, la nôtre organise divers excursions dans la région, mais au moment où nous y étions, elle disposait d’un petit plus en la personne d’Alan. A la base engagé comme serveur le soir au restaurant, cet étudiant guatémaltèque en psychologie, skateboarder professionnel aux aspirations de guide touristique profite de son temps libre et de sa connaissance du Guatemala pour organiser des virées avec des clients. Ainsi pour une trentaine de quetzales, ils nous a emmenées, avec d’autres touristes, faire un tour en lancha sur le lac. Nous nous sommes d’abord arrêtés pour monter en haut du mirador, un point de vue perché sur une colline qui permettait aux Mayas de surveiller et repousser leurs ennemis. Le second arrêt fut un petit restaurant disposant d’une plateforme en bois avec un plongeoir ainsi que d’une corde pour sauter à l’eau. C’est également un très bon spot pour admirer le coucher du soleil sur le lac.

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Tikal

On s’est levées très tôt pour aller visiter la cité de Tikal, puisque nous sommes parties à 4h30, pour arriver sur le site à son ouverture à 6h. Il a plu toute la nuit, nous étions bien contentes de ne pas avoir opté pour le départ encore plus tôt avec pour objectif le lever de soleil.

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Tikal est l’une des plus grandes villes de la civilisation maya précolombienne, qui dominait politiquement, militairement et économiquement une grande partie de la région maya à l’époque classique entre 200 et 900. Son rayonnement allait jusqu’à la cité de l’actuel Mexique Teotihuacan, avec laquelle de nombreux échanges étaient réalisés.

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Nous faisons la visite avec un guide, César, dont les explications sont très intéressantes. En effet, il ne se contente pas de nous décrire les monuments, mais nous en apprend plus sur la civilisation qui les a construits et sur ce qui a contribué à sa perte. Il nous explique par exemple que pour pallier à l’absence de lac, rivière ou toute autre source d’eau, les Mayas de cette cité avaient construit des réservoirs capables de recueillir l’eau de pluie. Et cette même eau de pluie, en ruisselant sur les constructions en calcaire et se mêlant à la poussière des travaux en cours, a infiltré un sol certes fertile mais dégradé par la pratique de l’agriculture intensive, participant à son épuisement et ainsi au déclin de la population, dont l’augmentation causa également une surexploitation des ressources.

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Le site est construit dans la forêt tropicale et la visite alterne entre passage entre des arbres gigantesques et zones déboisées. On peut y croiser des singes, des coatis, différents oiseaux et même de très (très) grosses araignées.

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Plusieurs temples impressionnants ponctuent la visite, et leur hauteur permet une toute autre vision de la cité. En effet, n’hésitez pas à monter les marches des structures en bois qui mènent à leurs sommets, pour y découvrir une mer de vert de laquelle dépassent les autres pyramides. Le temple IV est d’ailleurs actuellement la plus haute structure pré-colombienne d’Amérique.

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Il est également possible de rester jusqu’au coucher du soleil, qui est apparemment magnifique du sommet des temples, mais attention il vous faudra payer en plus.

Tikal est le cinquième site archéologique maya que je visite et je dois dire qu’il se dispute la première place avec Palenque au Mexique, la hauteur de ses temples le rendant assez exceptionnel.


  • Depuis San Ignacio au Belize pour arriver jusqu’à Florès, il nous a d’abord fallu prendre un taxi pour la frontière pour 5 BZ par personne. Nous avons ensuite payé une taxe de 40 BZ par personne pour quitter le pays. De là nous avons marché environ 5 minutes jusqu’à la gare de collectivos où nous avons pris un van pour Florès pour un montant de 30 GTQ par personnes. Le van s’arrête obligatoirement à l’entrée de la ville, mais les tuk-tuks y circulent.
  • Nous avons logé à l’auberge Los Amigos, à Florès, pour 80 GTQ par nuit en dortoir de 10 personnes. Si le dortoir en lui-même est assez basique, et qu’on a déploré le manque de vrais draps – chaque lit ne disposait que d’une « moitié de drap », trop courte même pour couvrir mon 1m60 – je recommande grandement cet établissement. Il dispose d’un beau jardin/restaurant très convivial, dans lequel on sert une cuisine plutôt bonne au niveau des pitas et autres sandwichs, qui se fait totalement silencieux dès 22h chaque soir.
  • Nous avons fait l’excursion à Tikal avec l’hôtel. Nous avons choisi la formule « Early bird », avec un départ à 4h30, pour une arrivée sur le site vers 6h. Le prix de 100 GTQ inclut le transport et le guide. Une fois sur place il faut rajouter 150 GTQ pour l’entrée. Le bus de retour se prend à 11h, 12h30 ou 15h. On nous a demandé de présenter nos passeports au moment de payer.
  • Pour retirer du liquide à Florès il faut se rendre au petit supermarché ouvert H24, à l’intérieur duquel on trouve un ATM.

 

 

 

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4 réflexions sur “Florès et Tikal

  1. Wow ! Je crois que j’ai un coup de cœur pour cette destination ! Ville coloré puis site archéologique grandiose, ca a l’air d’être un bon combo à visiter.
    Question: pourquoi arriver aussi tôt sur le site si ce n’est pas pour voir le lever du soleil? Y’a t-il beaucoup de monde qui visitent le Guatemala (et ce site)?

    1. Pour éviter la chaleur (qui est combinée à l’humidité puisque c’est dans la jungle) et les gros groupes. Il y a moins de monde au Guatemala qu’au Mexique mais oui Tikal est un incontournable !

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