Histoires expatriées #3 – Pourquoi es-tu parti(e) ?

Pour le 3e épisode des #HistoiresExpatriées, c’est moi qui ai suggéré le sujet, parce que je trouvais intéressant de savoir ce qui pousse des personnes à s’expatrier, à aller vivre ailleurs que dans son pays, que les raisons soient professionnelles, sentimentales, par goût de la découverte ou même pour fuir une situation ou un endroit.

Mes parents m’ont donné le goût du voyage, d’abord en m’envoyant en colonie quand j’avais 7 ans, puis chaque juillet jusqu’à mes 17 ans. En France, dans le sud-ouest, dans les Alpes, en Bretagne, et ensuite en Angleterre et en Espagne, pour finir avec les États-Unis et un super road trip de trois semaines sur la côte ouest. En même temps ont commencé les voyages à cinq (j’ai un frère et une sœur), également en France, métropolitaine ou insulaire, les escapades de quelques jours dans des capitales européennes, Dublin, Madrid, Lisbonne, Prague. En bref, avant même d’avoir les moyens de partir par moi-même j’ai eu la chance d’aller voir ailleurs, de m’ouvrir l’esprit sur le monde en dehors de la France.

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Devant Monument Valley en 2007

Et puis pendant mes études j’ai vu les autres partir en Erasmus, pour un semestre ou une année, et ça m’a fait rêver. Mais j’ai eu un parcours universitaire qui m’a amenée dans quatre établissements en cinq ans, et cette mobilité additionnée à ma spécialisation dans les archives n’était pas vraiment compatible avec un échange à l’étranger. Pendant et après mes études j’ai continué de voyager, de plus en plus loin et de plus en plus longtemps, mais l’idée de m’établir quelque part, d’y faire plus que juste passer et visiter me tentait de plus en plus. Cependant si j’ai choisi une profession qui me plait, ce n’est malheureusement pas celle qui s’exporte le plus facilement. En effet, en plus des pratiques qui diffèrent d’un pays à l’autre, pour être capable de traiter des documents, il faut pouvoir les comprendre, ce qui limite assez le nombre de pays où je pourrais exercer. J’avais donc mis l’idée de m’expatrier dans un coin de ma tête, tout en me disant que je finirai par partir, quitte à prendre n’importe quel emploi une fois sur place, dans un pays de l’Union Européenne où en tant que Française il serait facile de m’installer.

 

 

Je voulais vraiment voir ce que cela faisait de vivre à l’étranger, en suivant un autre rythme que celui auquel j’étais habituée, en vivant les évènements locaux avec les gens du coin, en essayant de m’intégrer au maximum. Mais j’avais mis cette idée de côté, pour quelques temps en tout cas, jusqu’à ce que l’opportunité de la Grèce se présente. Un jour de mai Constance (toujours elle!) m’a envoyé un lien vers une offre de Volontariat International en Administration, pour un poste d’archiviste à la photothèque de l’École française d’Athènes, d’une durée d’un an. Quelques heures de réflexion m’ont décidée à candidater, j’ai envoyé ma lettre de motivation dès le lendemain et j’ai commencé à cogiter sur l’organisation d’un déménagement à l’étranger.

Le Volontariat International en Administration est un contrat qui envoie à l’étranger des Français entre 18 et 28 ans, pour travailler dans une administration française sur une durée pouvant aller de 6 à 24 mois. C’est un système très avantageux, car l’expatriation est encadrée, le salaire attrayant et non imposable, et on part en ayant déjà un emploi, dans la branche dans laquelle on évoluait déjà en France.

Clairement c’était pour moi la meilleure opportunité pour tenter l’expérience de l’expatriation. Un poste correspondant à mon parcours professionnel, dans un établissement de recherche prestigieux, dans un pays d’Europe riche en Histoire, en culture et en paysages magnifiques, c’est pleine d’espoir que j’ai ouvert le mail m’indiquant si j’étais retenue ou non après un entretien téléphonique.

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A quelques semaines de la fin du VIA, bien contente de mon année

Je ne suis pas partie parce que je n’aime pas la France, ou parce que je ne me vois pas y vivre – au contraire, j’ai adoré vivre à Paris et j’y reviendrai sans souci. Je suis partie habiter à l’étranger pour vivre une nouvelle expérience, rencontrer du monde différent que celui parmi lequel j’évolue, en bref je voulais vivre autre chose, quelque chose de complètement hors de mes habitudes. Comme le voyage, l’expatriation en Grèce représentait pour moi un nouveau challenge, d’adaptation, de débrouillardise, face à une langue, une culture, une administration, un climat (bonjour les 40° degrés en ville), et je crois ne pas trop me tromper en disant que j’ai relevé le défi, puisque cette première expérience m’a donné envie de recommencer !

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Pour lire les articles des autres participants au RDV #HistoiresExpatriées, c’est par ici :

 

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12 réflexions sur “Histoires expatriées #3 – Pourquoi es-tu parti(e) ?

  1. Un grand merci beaucoup pour avoir suggéré ce texte ! Je n’avais jamais pensé à écrire dessus et il y a autant de raisons de vouloir partir que de personnes qui partent, donc c’est super intéressant de parcours les blogs ! J’espère que tu trouveras d’autres opportunités d’expatriation 🙂

  2. Ah premier VIE-VIA dans le rendez-vous histoires expat. Autant d’histoires différentes, c’est super intéressant. C’est super d’avoir eu cette opportunité, étant donné que ton métier ne s’exporte pas trop à l’origine.

  3. Je viens d’écrire un long commentaire qui n’a pas été publié a cause de wordpress.com. Je suis frustrée :p en bref, je disais que c’est super ce VIE (pas besoin de loin discours)

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