Mes mésaventures de voyage

A la veille d’un nouveau départ en voyage, je vérifie que j’ai bien pris une assurance tout en espérant quelle ne me servira pas. Jusqu’à présent j’ai eu de la chance, il ne m’est jamais rien arrivé de grave à l’étranger. Mais comme à chacun, j’ai vécu de petites mésaventures qui m’ont bien fait pester sur le moment, même si je ris en y pensant aujourd’hui.

Une chute en quad aux États-Unis

En 2007 pour ma dernière colonie je fais un super road trip de trois semaines sur la côte ouest des États-Unis. Au programme, Los Angeles, le Grand canyon, Las Vegas, le lac Powell, Monument Valley, ou encore San Francisco. Et au milieu de tout ça, une balade dans Bryce Canyon, à cheval ou en quad. J’ai un peu peur des chevaux donc je choisis le quad. Nous sommes deux par engins et je ne suis pas forcée de conduire, ce qui me va très bien puisque c’est ma première fois.

Après un moment, je me sens assez en confiance pour prendre le guidon et j’échange de place avec mon conducteur. Mais sur une montée, je n’arrive pas à maîtriser le virage et j’envoie le quad dans le décor, on se prend un arbre, et le garçon avec moi est projeté en bas de la pente, tandis que je tombe dans les ronces. Je me relève directement, j’ai des égratignures sur le bras mais rien de grave. Mais mon copilote est à terre et il hurle. En dix minutes un médecin arrive sur sa motocross, il lui découpe son jean et annonce une hanche cassée. Le garçon est emmené aux urgences, tout le groupe rentre au camping et c’est angoissée que j’attends le retour de l’hôpital. Car qui dit hanche cassée dit rapatriement en France, hospitalisation, bref du beau gâchis ! Mais finalement rien de cassé, plus de peur que de mal, les vacances ont continué pour tout le monde, et de mon côté je ne suis toujours pas remontée sur un quad !

Arrêtée par la police en Turquie

En 2011 je passe 10 jours géniaux à Istanbul, c’est la première fois que je pars avec Constance, et c’est ravies de ce voyage que nous quittons notre hôtel. Pour rejoindre l’aéroport, l’établissement offre un service de chauffeur pour un prix inférieur à ce que nous avons payé à l’aller. C’est bien pratique, nos sacs sont chargés dans le coffre et nous voilà parties. Mais à peine cinq minutes après, un homme fait arrêter la voiture, fait sortir le chauffeur et s’installe sur le siège passager à l’avant. Il nous explique, dans un anglais plus qu’hésitant, qu’il est policier et que cette course en taxi est illégale.

Nous ne comprenons pas trop ce qu’il attend de nous, il demande nos papiers d’identité, nous interroge sur nos parents, et finit par appeler une collègue qui se débrouille mieux en anglais. Elle nous dit que si l’on refuse de dire combien on a payé ou où on a trouvé ce chauffeur, nous commettons un crime et que l’on va nous emmener au poste. Évidemment on parle tout de suite de l’hôtel, angoissées à l’idée de rater notre vol. Le policier nous arrête un vrai taxi, et nous laisse repartir pour l’aéroport où nous arrivons à l’heure, soulagées.

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Un gros coup de chaud à la Réunion

Janvier 2014, je vais voir ma copine Coumba pour une semaine sous le soleil de la Réunion. J’arrive juste avant le week-end, aussi le séjour commence par un après-midi à la plage, suivi d’une journée dans les hauteurs pour voir des cascades. Nous allons ensuite passer la soirée chez des amis, le dîner est délicieux mais aussi très copieux, et nous nous couchons très tard. Le lendemain le réveil pique les yeux, j’ai pris des coups de soleil la veille qui me font mal, et je me sens assez barbouillée, mais nous avons décidé de nous rendre à la cascade Langevin et de randonner.

Mais je ne suis pas du tout dans mon assiette, plus la journée avance plus je me sens mal, et alors que l’on reprend la voiture, je suis « au bout de ma vie » comme disent les jeunes. S’en suivent un pénible trajet en voiture – je vous épargne le détail des arrêts forcés pour me vider l’estomac- et une sieste sur la plage qui ne fait qu’empirer la situation, et je finis par me coucher à 16h, avec la sensation d’avoir la tête comme une pastèque, à la limite des hallucinations. Je dors presque dix-huit heures, il me faudra trois jours pour m’en remettre et je ne mangerai presque rien du reste de la semaine.

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Au début de la journée de l’horreur, je vais encore pas trop mal

Une belle brûlure au Cambodge

Automne 2014, je passe presque quatre mois en Asie du sud-est, et je vois plusieurs personnes se brûler le mollet en le pressant sur le pot d’échappement d’un scooter par mégarde. Aussi je fais bien attention à chaque fois que je descends d’un deux roues, et tout va bien. Enfin tout va bien jusqu’à ce qu’un matin, un tuk-tuk me dépose avec mes deux amis à une auberge de Sihanoukville, et alors que je m’approche du véhicule pour récupérer mon sac à dos qui est posé juste derrière le conducteur, je presse bien comme il faut mon mollet sur le pot d’échappement encore chaud. Je ne vous apprends rien, une brûlure ça fait mal, vraiment très mal, et en plus en quelques minutes je me retrouve avec une grosse cloque.

Mais je décide que ça ne va pas me gâcher mon voyage et je continue comme si de rien était. Sauf que le lendemain, le programme de la journée c’est petite croisière en bateau et plage. Il fait super chaud, je ne résiste pas à la baignade et avec le mouvement des vagues, ma cloque se perce, laissant ma peau à vif. Le temps que ça cicatrise, j’ai passé les quinze jours suivants, dans un Cambodge en pleine période de sécheresse, avec un gros pansement sur la jambe pour éviter que la poussière ne viennent s’incruster dans la plaie.

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La belle plage de Koh Rong, je n’ai pas pu résister à la baignade

Des beaux coups de soleil en Chine

En 2016 Constance et moi partons un mois en Chine, pour un voyage dont je rêve depuis des années. Certains endroits que nous visitons sont très chauds, mais nous sommes en pleine saison des pluies et le ciel est généralement voilé. Aussi les coups de soleil ne sont pas trop notre problème principal, et ce jour-là alors que nous nous rendons au point de départ d’une randonnée dans les rizières de Yuanyang, on se rend compte que ni l’une ni l’autre n’a amené de crème solaire. Et ce fut une belle erreur, car en rentrant à l’auberge le soir, nous abordons chacune un magnifique dégradé de rouge sur le visage, les épaules et le décolleté.

Or le soir-même nous nous rendons à la célébration des trois ans d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco pour les rizières. Sur place beaucoup de personnes insistent pour trinquer avec nous, avec de l’alcool de riz vraiment très fort, et chaque fois que nous y trempons les lèvres, la peau tout autour, fragilisée par le coup de soleil est un peu plus brûlée. Et pendant les jours qui suivent, sur nos bras de petites cloques se forment, jusqu’à peler, pour nous garantir un aspect des plus glamours qui soit !

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Moi et mes coups de soleil vous souhaitons une bonne journée !

 N’hésitez pas à me raconter en commentaire ce genre de mésaventures qui ont pu vous arriver durant vos voyages !

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6 réflexions sur “Mes mésaventures de voyage

  1. L’histoire du quad m’a terrorisée, vous auriez pu finir tétraplégiques (ou pire), ça me fait frémir ! entre ça et l’histoire du scooter, ça me prouve que j’ai raison de détester ce genre de machins ^^
    Un article sympa !

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