Histoire expatriées # 1 – Mon quartier

Cet article participe au RDV #HistoiresExpatriées organisé par le blog L’occhio di Lucie, qui a pour but de faire écrire plusieurs blogueurs expatriés ou anciens expatriés sur un même thème chaque mois, et auquel j’ai décidé de participer. Je vous ai déjà parlé ici de ma vie en Grèce, mais je trouve intéressant de le faire selon un angle choisi par quelqu’un d’autre, et de pouvoir comparer mon expérience avec celle d’autres expats. Pour commencer cette série, le thème proposé est « mon quartier« .

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Je n’ai pas vraiment choisi le quartier dans lequel j’ai vécu pendant un an à Athènes, puisque j’ai trouvé mon appartement depuis la France. J’en avais vu des photos, je savais grâce à Google Maps qu’il n’était pas situé très loin de l’École française d’Athènes, où j’allais travailler, mais ça s’arrêtait là. Ah si je connaissais le nom du quartier, Neapoli, mais n’étant pas particulièrement connu, ça ne m’a pas donné d’informations supplémentaires.

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La vue depuis mon balcon

Neapoli est un quartier où il ne se passe pas grand chose, et si peu connu que même des Athéniens ne savent pas où il est (j’ai d’ailleurs pris l’habitude de dire que je vivais à Exarcheia, pour aller plus vite). Et quand on observe sa situation géographique, on comprend vite pourquoi. Cette petite zone est entourée d’autres quartiers du centre-ville bien plus connus, avec chacun des caractéristiques et une identité propre, qui attirent les visiteurs. Le centre historique est rempli de touristes qui déambulent tranquillement, à Exarcheia l’ambiance est plus alternative et ça chauffe parfois le soir entre les anarchistes et les forces de l’ordre, à Omonia la communauté est cosmopolite et plus modeste tandis que Kolonaki est indubitablement plus chic et aisé. Mais en ce qui concerne Neapoli, il n’y a rien qui ressort spécialement, les touristes ne viennent pas, il n’y a pas de musée, ni rien à visiter, hormis la colline du Lycabette au sommet de laquelle on va pour voir le coucher du soleil. Et finalement c’est ce qui m’a beaucoup plu, cette sensation de vivre dans un quartier grec comme un autre, avec des gens qui vivent leur vie et où j’ai pu me créer une routine.

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La vue sur la ville depuis le sommet du Lycabette

Ainsi je me suis vite sentie chez moi à Athènes, m’installant assez rapidement dans une routine, faisant mes courses au ΑΒ juste à côté, craquant pour une pizza de chez Pizza Fan ou pour une pâtisserie de chez les Frères Asimakopouli. Tous les samedis matins j’allais au marché fermier, faire le plein de fruits et légumes pour la semaine, et pratiquer mon grec avec mon vendeur de tomates qui ne parlait pas anglais.

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J’habitais au n°180 d’une longue rue, que j’ai arpentée des centaines de fois, que ce soit pour aller travailler ou pour aller au métro/restau/n’importe où, et j’ai parfois maudit cet emplacement. Imaginez-vous, il fait 38°, vous avez passé la journée à vous balader et une fois bien fatigué vous décidez de rentrer vous reposer. Et bien au cas où vous n’auriez pas assez mérité de vous poser sur le canapé, une dernière épreuve vous attend, 1,4 km de rue, qui monte et semble ne jamais finir. Même si au final j’ai beaucoup apprécié de me déplacer à pieds, beaucoup plus qu’à Paris, je peux affirmer que mes mollets et ceux de mes invités ont souffert en remontant jusqu’à chez moi !

Et finalement c’est peut-être le seul point négatif de ce quartier où j’ai vécu pendant un an, chaque sortie, dîner, ou même juste aller au bus pour la plage demandait de partir pas mal en avance, tout se trouvant au minimum à une petite trentaine de minutes de marche. Mais je m’en suis plutôt bien accommodée, ne cédant à la flemme que très peu de fois.

Je vous retrouve le mois prochain pour vous parler encore un peu de la Grèce, sous un angle que vous découvrirez le moment venu !

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13 réflexions sur “Histoire expatriées # 1 – Mon quartier

  1. C’est vrai qu’il était sympa ton quartier (mais beaucoup moins animé que le mien ah ah ah). Et avec le Mont Lycabette juste à coté ca faisait un côté nature pas désagréable 😉

  2. Sympa la vue depuis ton balcon et alors depuis le Lycabette n’en parlons pas, sublime. C’est cool de vivre dans un quartier animé. Totalement à l’opposé de ma ville d’expatriation.

    1. Oui dès qu’on prend un peu de hauteur à Athènes on a super vue et on voit la ville d’un autre œil ! Je pense qu’en partant seule et en vivant seule à l’étranger un quartier un minimum animé est indispensable.

  3. C’est bien car grâce à ce RDV je découvre ton blog ! Je ne connais pas du tout la Grèce, mais ton quartier a l’air sympa même si c’est calme (ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose)

  4. Céder à la flemme pour éviter les 30 minutes de marche, c’était prendre les transports en commun? Je suis habituée aux trams, métros et bus qui sont absolument partout à Prague. Donc quand je marche 30 min ou plus, c’est un choix. Si tu devais le faire par obligation, il est vrai que c’est moins amusant, surtout après une grosse journée.

    Je connais ce que c’est de vivre dans un quartier « non choisi » parce que trouvé à distance. J’étais aussi là où il n’y a pas grand chose à faire au début de ma vie à Prague. Ce que j’ai aimé, c’est que ça m’a poussé à m’aventurer dans tous les autres quartiers de la ville pour découvrir ce qu’il s’y passe. Un « mal » pour un bien finalement 🙂

    1. Céder à la flemme signifiait plutôt rester chez moi en fait ! Les stations de métro sont assez éloignées les unes des autres, les plus proches étant à 20 minutes de chez moi, et si le réseau de bus est plus dense, il est aussi peu fiable, donc j’avoue que parfois entre la perspective d’attendre un bus qui ne viendrait jamais ou celle de marcher, j’étais un peu découragée !
      Tout à fait d’accord avec toi concernant le quartier, finalement ne pas avoir les attractions au pied de chez soi pousse à aller explorer ailleurs !

  5. C’est vraiment chouette de découvrir une ville aussi touristique sous un autre aspect. La vie avait l’air plutôt belle dans ton quartier… si l’on ne prend pas en compte les transports éloignés 🙂 En tout cas, on sent une certaine nostalgie. Et cette vue… ce balcon… magnifique !

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