Road trip dans l’est du Péloponnèse

Comme je vous l’ai dit ici, mes parents sont venus me voir en Grèce et nous avons profité du week-end de Pâques pour aller nous balader dans le Péloponnèse. Avec le vendredi et lundi férié nous disposions de quatre jours, soit la possibilité de voir plusieurs endroits, à condition de ne pas trop nous éloigner d’Athènes.

On a donc opté pour un petit roadtrip dans l’est du Péloponnèse, en commençant par la ville la plus au sud, à savoir Monemvasia, et en remontant en suivant la côte jusqu’à Athènes. Au programme donc : Monemvasia, Leonido, Nauplie, Ermioni et l’île d’Hydra.

Carte

Monemvasia

Depuis Athènes il nous faut environ 5 heures et pas loin de 15 euros de péage pour rallier Monemvasia. Il y a un peu de monde sur la route en sortant de la capitale, nous ne sommes pas les seuls à nous évader pour le week-end. On s’approche en longeant la mer, et on ne tarde pas à repérer l’imposant rocher qui semble flotter.

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Cette île reliée au continent par une digue a longtemps servi aux Laconiens de refuge contre les nombreuses incursions barbares qu’ils ont eu à subir. Au VIe siècle, Ils s’installèrent au sommet, où ils bâtirent la ville haute, avant de migrer au bas des falaises, pour créer la ville basse qui existe toujours. Importante base commerciale au Moyen-âge, on y vient de toute l’Europe pour s’y procurer son malvoisie, vin tiré du cépage malvasia.

Envahie au fil des siècles par les Francs, les Vénitiens, les Turcs, servant ensuite de port stratégique disputé par les puissances de la Seconde Guerre mondiale, Monemvasia est tombée dans l’oubli au milieu du XXe siècle avant de connaître une certaine affluence de touristes. Les bâtiments médiévaux ont été restaurés, on en a transformés certains en hôtels et restaurants, et la ville de Gefyra, qui lui fait face sur la terre ferme, s’est développée en proposant également un service d’hôtellerie.

Pour accéder au rocher, deux solutions : on se gare à Gefyra, juste à l’entrée de la digue qu’on traverse ensuite à pieds, ou alors on trouve une place directement en bas des falaises, sur la route qui longe l’île, à l’entrée de la ville basse. En effet, on n’entre pas à Monemvasia avec son véhicule, les petites rues biscornues n’y étant pas du tout adaptées.

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Une fois passée la porte, on se retrouve dans un charmant dédale de ruelles pavées, bordées de boutiques de souvenirs et de restaurants avec vue sur la mer. Ça monte, ça descend, on retrouve les jolies pierres claires que j’adore et qui vont si bien avec le ciel bleu, bref j’ai vraiment l’impression d’être en vacances.

 

On déambule tranquillement, une fois passée la rue principale tout est très calme, on descend jusqu’aux remparts qui font face à la mer. Je suis ravie que nous ayons choisi cette destination au printemps, il y a des fleurs partout, et le rouge des coquelicots donne des airs de peintures au moindre coin d’herbe.

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A plusieurs coins de rue des panneaux indiquent le chemin vers la ville haute, qu’on aperçoit également en levant la tête vers les falaises.

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La montée est plutôt facile, il suffit de suivre un sentier qui mène à la porte principale derrière laquelle se situent les vestiges de la ville haute. Parmi les ruines on distingue bien des bâtiments, des panneaux explicatifs sont installés ici et là, et pas besoin d’être un archéologue pour apprécier le moment. On n’entend pas un bruit, il y a des fleurs partout, la vue sur la ville en contrebas et sur la mer est très belle, bref c’est une ballade fort agréable.

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Infos pratiques :

  • Nous n’avons dormi ni à Monemvasia ni à Gefyra. Même en réservant en décembre pour Pâques, les hôtels étaient pris d’assaut, et pour trouver quelque chose à un prix normal il nous a fallu aller jusqu’à Xifias, à environ 10 minutes de voiture. On a logé au Xifoupolis, une sorte d’appart-hotel avec buffet pour le petit déjeuner. L’établissement dispose d’une piscine, vide à notre venue, mais qui doit être bien agréable en été.
  • Nous avons dîné au Mateo’s café & snack, à Gefyra, situé juste au bord de l’eau avec une très belle vue sur le rocher. Ne vous laissez pas rebuter par l’appellation de « snack », la carte propose une belle sélection de fruits de mer et de poissons, à un prix raisonnable. Les poulpes qui sèchent en plein air vous mettent dans le bain tout de suite, et on peut les déguster frits ou grillés les deux étant délicieux. IMGP1077

Leonidio

Le lendemain nous prenons la route pour Leonidio, que j’ai choisi pour sa coutume du Samedi saint, unique en Grèce. La route est très belle, elle serpente dans la gorge de Badron, les estomacs fragiles doivent d’ailleurs bien s’accrocher.

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Leonido ne présente aucun intérêt, à part son lâcher de lanternes. Quelques cafés, deux restaurants, la ville est mignonne sans plus.

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Un des deux seuls restaurants

Ne logeant pas sur place, on est venu tôt pour être sûr d’avoir une place de parking en prévision de l’affluence à la nuit tombée, et malheureusement il n’y a pas grand chose pour nous faire patienter. Et il en va de même aux alentours, pas moyen de passer d’une ville à une autre sans véhicule, elles sont toutes reliées par la route qui zigzague dans la montagne. Pour occuper notre après-midi nous avons alors poussé jusqu’au monastère Panagias Elonis, accroché au flanc de la montagne. Le monastère en lui-même présente peu d’intérêt, mais il offre une très belle vue sur la gorge de Bardon.

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Infos pratiques :

  • Encore une fois, Pâques oblige, nous avons du dormir en dehors de notre destination, et finalement c’était plutôt une bonne idée. En effet, en plus de faire s’envoler des lanternes le Samedi saint, à Leonido chacun laisse également ressortir l’artificier qui vit en lui. Mini feux d’artifices, pétards bien trop bruyants, ça explose dans tous les coins, donc autant dire que si vous voulez dormir vous êtes au mauvais endroit. On s’est retrouvé à Sambatiki, à un quart de heure de route, à l’hôtel To Armenaki. Encore une fois, plutôt un bon rapport qualité/prix, même si l’eau chaude n’est disponible qu’en milieu de matinée, ce qui vous oblige à prendre une douche froide si vous n’êtes pas un adepte de la grasse matinée. Ici aussi pas grand chose à faire, mais entre le calme, la petite plage de graviers et le petit restaurant juste en face, je m’y serai bien vue passer 3 jours à me reposer, entre lecture et baignade.

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Nauplie

C’était la deuxième fois que je visitais Nauplie, je vous en avais déjà parlé ici, et cette fois encore je suis complètement tombée sous le charme de cette ville. En décembre je n’avais pas pu visiter la citadelle à cause des horaires d’hiver, et je n’ai toujours pas pu le faire car elle était fermé pour le dimanche de Pâques. Mais ça ne m’a pas empêchée de faire monter mes parents en haut des 900 marches, pour admirer la belle vue sur la ville, et ici aussi les fleurs printanières qui poussent partout.

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Nous nous sommes également promenés dans le centre-ville et ses rues piétonnes fort agréables, avant de nous rendre dans les vestiges de l’autre forteresse, Acronauplia, qui fait face à la première.

 

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Ermioni

Passer du temps à Ermioni n’était pas vraiment au programme, puisque nous n’avions choisi cette ville que pour y passer la nuit, pour des raisons pratiques. Mais en arrivant en fin d’après-midi nous avons été très agréablement surpris par cette petite ville. Un petit port bordé de restaurants et de boutiques, un petit bois propice à la promenade, encore une fois un endroit où on s’imagine bien passer quelques jours à se reposer.

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Infos pratiques :

  • Nous avons dormi au Philoxenia Ganossis, et c’est le meilleur des appart-hôtels que nous avons testés pendant ce séjour. Pour 70 euros, un appartement largement assez grand pour 4 personnes, un petit jardin et un copieux petit déjeuner. La propriétaire possède également un restaurant au même nom, sur le port.

Hydra

J’avais beaucoup entendu parler d’Hydra depuis mon arrivée en Grèce, mais le coût du ferry depuis Athènes, environ 50 euros l’aller-retour, m’avait dissuadée de m’y rendre. Or, depuis l’embarcadère de Metohi, qui fait face à l’île, le trajet pour s’y rendre et en revenir ne coûte que 10 euros, ce qui permet d’y aller pour la journée.

En arrivant à Hydra, même sous les nuages, on est tout de suite charmé par son port animé, rempli de bateaux, de terrasses et de monde, avec les maisons qui s’accrochent aux hauteurs en arrière-plan.

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Hydra présente la particularité d’être la seule des îles du golfe Saronique sans voiture ni scooter. Les déplacements s’y font à pieds, et sinon des ânes vous attendent au port. Je dois dire qu’avoir vu ces animaux chargés de lourdes valises m’a plus fait de la peine qu’autre chose.

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Nous nous sommes rapidement éloignés de toute cette agitation pour longer la côte avant de nous enfoncer dans les rues vers l’intérieure de l’île. On retrouve vite les caractéristiques habituelles des îles grecques : des petites rues étroites, des maisons blanches aux volets bleus, et même un moulin.

 

 

Infos pratiques :

  • Pour rejoindre Hydra depuis Metohi, 10 euros l’aller-retour par personne. Un parking surveillé payant est disponible à l’embarcadère, mais si vous avez de la chance il restera une place gratuite sur le côté de la route. Le bateau n’est pas très grand, et pour le retour sur la terre ferme présentez-vous en avance, car la place est vite prise par les passagers et leurs valises.

 

Plus que les villes en elles-mêmes, je retiendrai surtout de ce petit voyage les magnifiques paysages traversés en voiture, entre mer et montagne, avec les routes bordées de fleurs printanières. Cette partie de la Grèce montre une autre facette du pays, loin de l’agitation et du brouhaha athénien, qui invite à la farniente et à la contemplation du temps qui passe. Vu le beau temps et même la chaleur que nous avons eu à la mi-avril, j’imagine sans difficulté qu’en été la baignade sur les petites plages doit être nécessaire pour se délasser et se débarrasser de la poussière.

 

 

 

 

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