Brèves de Chine (5)

Lijiang était notre dernière étape dans le Yunnan. Nous rejoignons ensuite Chengdu, qui est la capitale du Sichuan. Le Lonely Planet annonce un bus à 13h, qui met 24 heures à rejoindre Chengdu. Or lorsque l’on essaye de prendre nos billets on nous dit de revenir le lendemain à 8h pour les acheter…et puisque c’est l’heure de départ du bus (mais ça on ne le sait pas bien sûr!). Le bus est donc 5 heures plus tôt que prévu, et ce n’est pas à 8h le lendemain que nous arrivons mais à 2h du matin, à notre grande surprise. Il ne faut donc en fait que 18 heures pour passer d’une ville à l’autre.

Une fois des petits problèmes d’hôtel réglés, nous nous lançons à la découverte de cette immense ville de 14,2 millions d’habitants. Après la tranquillité et la relative fraîcheur du Yunnan nous nous sentons un peu agressées par la chaleur, la pollution et la frénésie de Chengdu. Grands boulevards, buildings, centres commerciaux de luxe à l’américaine, distances de marche énormes…il nous est difficile d’apprécier ce que l’on voit. Mais un passage au temple Wenshu nous éloigne agréablement du bruit de la circulation. Le temple dispose d’un jardin dans lequel on peut se balader tranquillement.

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La principale attraction de Chengdu nous attend le lendemain, et nous sommes surexcitées, puisqu’il s’agit du centre de recherche et d’élevage du panda géant. Impossible d’avoir loupé les vidéos de pandas qui circulent sur le net ces derniers temps, aussi l’idée de les voir en vrai nous ravie. Situé à 18 km au nord de Chengdu, le centre semble plutôt difficile d’accès par soi-même, aussi nous réservons l’excursion auprès de notre auberge, de laquelle un mini van nous emmène.

De 8h à 11h nous nous promenons dans ce grand parc, allant d’un enclos à l’autre pour espérer voir des pandas. Pour ceux qui ne veulent pas marcher, des navettes gratuites sont disponibles. Nous avons la chance de voir plusieurs pandas roux, et deux pandas géants, qui sont aussi pataud en vrai qu’en vidéo. Le guide conseille de venir tôt pour les apercevoir avant qu’ils ne se retirent dans des endroits plus frais, et on comprend pourquoi. La végétation très dense du parc lui donne une atmosphère de forêt tropicale, lourde et humide. De plus, alors que nous attendions notre chauffeur, on a pu voir la masse de touristes chinois arriver, notamment avec des enfants, et on imagine sans peine les pandas se cacher face à ces troupes plutôt bruyantes.

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Il est déjà temps de quitter Chengdu pour notre destination finale, Beijing. Nous passons 27 heures dans le train couchette, pour lequel nous sommes bien préparées, armées de nos snacks, boissons et lingettes. L’arrivée à Pékin nous donne un aperçu de ce que sera la ville, c’est-à-dire un monde fou absolument partout qui vous force à faire la queue sans arrêt. Mais on finit par rejoindre notre auberge, située dans les hutongs, pleines d’excitation pour la découverte de la capitale du pays que nous sillonnons depuis un mois.

Notre première visite est celle de l’incontournable Cité interdite. Et pour le coup je ne peux masquer ma déception. Si les guides disent qu’il faut une journée pour bien l’appréhender, après seulement deux heures ma seule envie est d’en sortir. Il y a énormément de monde, surtout des Chinois, armés de parapluie pour se protéger du soleil, de selfie sticks et d’enfants très jeunes qui n’ont rien à faire là. De plus si les bâtiments se succèdent, on ne peut les observer que de l’extérieur, et les belles couleurs des avant-toits sont les mêmes que celles qu’on a pu voir ailleurs, dans de bien meilleures conditions.

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On décide ensuite de se promener à pieds, notamment autour du lac Qianhai, puis dans les hutongs. Ces quartiers constitués de petites rues bordées de constructions d’un étage nous surprennent agréablement. On y trouve beaucoup de petits cafés et restaurants tout mignons qui raviraient les bobos parisiens, un peu comme ceux de Dali. On visite également le temple des Lamas, qui dégage une belle sensation de sérénité. La journée se finit par un massage des pieds, qui allie très bien détente et douleur, au grand amusement de nos masseurs.

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Notre deuxième jour à Pékin ne commence pas très bien, puisque si nous sommes prêtes à 5h45 pour le départ de notre excursion sur la Grande Muraille, un manque d’organisation de la part de l’agence qui doit nous emmener fait que la visite est reportée au lendemain. Contrariées par ce contretemps, on décide d’aller se poser au parc du temple du Ciel pour une sieste. On en profite également pour faire un peu de shopping et à la tombée de la nuit on se rend au parc Jingshan duquel on est supposé avoir une belle vue sur la Cité interdite. Or celle-ci n’est pas éclairée la nuit, et la pollution nous empêche de bien voir. Il semble donc que cette visite au parc soit une meilleure idée de jour.

Enfin, pour notre dernier jour en Chine, quoi de mieux que le monument emblématique de ce pays, la Grande muraille ? Encore une fois on choisit de prendre l’excursion proposée par l’hôtel, car on ne souhaite pas découvrir les parcelles les plus proches de Beijing. En effet, celles-ci ont été rénovées et adaptées aux touristes chinois, qui ne sont pas de grands adeptes de la marche. Aussi par crainte d’un effet parc d’attraction, nous nous rendons à trois heures de route de la ville, sur la parcelle de Jinshanling. Bien qu’également rénovée, et disposant d’une télécabine pour ceux qui ne veulent pas marcher pour y accéder, à aucun moment nous n’avons ressenti une impression de « faux ».

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On marche pendant environ trois heures, d’une tour de guet à l’autre, et ce n’est pas de tout repos. Comme d’habitude il fait très chaud (si chaud qu’une Chinoise s’en évanouit dans mes bras), et la seule ombre susceptible de nous rafraichir est celle de l’intérieur des tours. De plus, la muraille suivant le relief du terrain sur lequel elle est construite, elle monte et descend sans cesse, parfois de façon si pentue que l’on s’aide de ses mains…directement sur le sol ! Mais l’effort en vaut la peine, encore une fois on se croirait dans un décors de carte postale, aussi loin que l’on peut regarder (et que la pollution nous le permet), on voit ce mur de pierre zigzaguer.

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Après un bon repas qui nous revigore, on retourne à l’hôtel pour notre dernière nuit avant de repartir pour la France.

 

 

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