Brèves de Chine (2)

Pour notre dernier jour à Guìlín, nous réservons une excursion avec notre auberge aux rizières en terrasse de Longji.  Après trois heures de voiture, nous voici à la montagne. Il fait beau, bien moins humide, nous voilà ravies. Nous assistons d’abord à un spectacle donné par les femmes Yao, qui nous présente leurs traditions. Elles portent les cheveux très longs, qui indiquent leur statut marital en fonction de la façon dont elles les coiffent. On nous emmène ensuite déjeuner dans un petit restaurant, où on nous présente plein de différents mets assaisonnés à mélanger avec du riz blanc : pommes de terres caramélisées (miam), beignets de patate douce, omelette à la tomate, etc.


On reprend alors la voiture pour monter encore plus haut, jusqu’à l’entrée des rizières. Deux choix s’offrent à nous, monter au sommet à pied ou en télécabine. Tous les Chinois choisissent la seconde solution, tandis que nous partons à pieds avec deux Français et une Allemande. Il fait très chaud et ça grimpe dur, mais les paysages sont magnifiques. À cette période de l’année les rizières sont encore sous l’eau mais le riz a commencé à pousser. C’est aussi beau que dans les documentaires, et lorsqu’on arrive au sommet après une heure de marche on se croirait dans une carte postale. Presque tous les flancs des montagnes qui nous entourent sont couverts de rizières en terrasse aux formes arrondies.


On doit ensuite redescendre, et si c’est plus facile pour le souffle c’est bien plus difficile pour les genoux, qui peinent à garder l’équilibre sur les pierres glissantes. Le soir nous allons admirer les pagodes du soleil et de la lune qui sont illuminées.


Samedi nous sommes à la fois excitées et anxieuses. Vingt heures de train nous attendent, pour rallier Kunming, la capitale du Yunnan. Traverser la Chine en train couchette correspond parfaitement à l’imaginaire que l’on se fait d’un voyage en Asie, mais nos tickets nous indiquent deux places à trois voitures d’écart, et on se demande comment on va occuper tout ce temps.
Au final la chance nous sourit, juste en dessous de moi se trouve une étudiante qui parle très bien anglais et qui nous aide pour expliquer aux contrôleurs que l’on souhaite se rapprocher. Constance passera alors la quasi totalité du trajet avec nous, et ne rejoindra son wagon que pour dormir.


Ce voyage en train est assez fascinant, et nous en apprend plus sur les Chinois. On y voit une jeune mère accompagnée de son nourrisson et de sa mère. Le bébé ne porte pas de couche et elles le tiennent au dessus du sol pour qu’il se soulage. Les passagers font des allées et venues au robinet d’eau bouillante au bout du wagon, pour boire du thé ou préparer leurs nouilles lyophilisées. Tout le monde est très bien habillé, pas vraiment de façon adaptée à ce long trajet selon nous. Ils grignotent tout au long du trajet, chacun parle très fort, et à nouveau chacun nous regarde. On sait désormais à coup sûr quand quelqu’un parle de nous puisque le mot « faguo » veut dire France, et que l’on est capable de le comprendre.
On est assez surprise de bien dormir, et c’est sans appréhension que nous prendrons dans deux semaines le train qui fera Chengdu-Pékin en vingt-sept heures.

Nous sommes actuellement dans le Yunnan, province dont nous attendons beaucoup et que nous avons hâte de découvrir.

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