Yogyakarta: marionnettes, temples et traditions

Après Singapour,  direction l’Indonésie, et je commence par trois jours à Yogyakarta, la capitale culturelle du pays !

Je retrouve Héléna à l’aéroport, et c’est parti. Notre hôtel est très mignon, les chambres donnent sur un jardin clos,  avec pour chacun un petit morceau de terrasse et de quoi s’y asseoir. Le premier soir nous partons à la découverte du quartier. Premier arrêt, le dîner. Un petit restaurant avec un buffet nous fait de l’oeil, on en profite pour goûter à plusieurs choses: poisson frit, curry, riz, et même pour Héléna abats et autres mets non identifiés. Le tout pour un prix tellement bas que je l’ai oublié.
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On part ensuite se balader, et on fait rapidement deux premiers constats. D’abord, les deux roues sont partout, très nombreux, et même aux passages piétons ils ne s’arrêtent pas pour vous laisser passer ! Mais les piétons au contraire, sont tous vraiment très polis, on entend des « hello » de tous les côtés, même de la part des enfants.

Le lendemain matin, visite du marché et du palais du Sultan, le Kraton. Au marché, on s’arrête à un étale pour prendre le petit déjeuner, au menu nouilles frites et brochette de crevettes. On se balade ensuite à travers les stands de vêtements, amusées par la diversité des coloris et des modèles de voiles, ainsi que par les jeans Chanel et Louis Vuitton.
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Direction le palais, qui n’est ouvert que jusqu’à 14h car il est ensuite réservé au Sultan et à sa famille. Sur le chemin, de nombreux bechaks, pousse-pousses à vélo, nous proposent de nous emmener. Le palais de découpe en de grandes cours dans lesquelles sont disposés plusieurs petits bâtiments ouverts.
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Dans un de ces bâtiments, on assiste à une répétition de l’orchestre avec ses chanteuses. Tout est très sobre, et respire la sérénité.
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On nous amène ensuite chez un artisan, qui fabrique les marionnettes traditionnelles pour les spectacles d’ombres chinoises appelés Wayang Kulit. Celles ci sont fabriquées à partir de peau de buffle, qui est découpée et travaillée pour obtenir les centaines de petits détails qui les recouvrent. Elles sont ensuite peintes avec des pigments naturels et les bâtons qui sont accrochés pour les manier sont en corne de buffle. Chaque personnage à une signification particulière et des attributs propres. Ces marionnettmes sont de vraies oeuvres d’art, et nous ne résistons pas à l’envie d’en acheter.
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On rentre ensuite à l’hôtel, testant par la même occasion le bechak. Ça secoue, on frôle les voitures, mais c’est en fait très agréable !

L’après midi on se balade le long de la rue commerçante Malioboro. Bordée par de très nombreux magasins de vêtements confectionnés à partir de batik, le tissu indonésien traditionnel teint selon une technique particulière, cette rue grouille de monde. On se rend ensuite dans un atelier qui en vend comme oeuvres d’art, guidées par un homme croisé en chemin, qui est ravi de nous faire la conversation. Dans l’atelier on peut assister à une démonstration, et bien sûr une fois encore on achète, tant c’est beau.
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On ne doit cependant pas traîner, car le soir nous avons décidé d’assister à un spectacle de Wayang Kulit, avec les mêmes marionnettes que nous avons achetées le matin. Le spectacle dure deux heures, et même si on ne comprend pas grand chose aux scènes qui se jouent, c’est très intéressant car on peut changer de place au cours du spectacle et ainsi aller des deux côtés de l’écran qui permet l’apparition des ombres chinoises. On voit donc d’un côté les ombres, et de l’autre côté tout l’orchestre avec ses chanteuses et ses musiciens.
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En rentrant, on s’arrête à un stand de ce qui ressemble à des pâtisseries, et au moment de payer, un homme qui est là décide de nous les offrir pour qu’on puisse goûter. On est encore une fois ébahie face à la gentillesse de ces gens.

Le lendemain le réveil sonne très tôt, puisqu’un bus vient nous chercher à 4h pour nous emmener voir le lever du soleil sur le plus grand monument bouddhiste du monde: Borobudur. On roule environ une heure et demie, jusqu’à un village à partir duquel on doit gravir une colline jusqu’à un point de vue qui offre un beau panorama sur le temple. Dès le matin c’est difficile, surtout que le soleil commence à se lever et qu’on a l’impression de faire la course avec lui. Quand on arrive, il y a déjà plein de monde, et on est en fait très loin du temple. C’est donc un peu décevant, bien qu’un lever de soleil soit toujours joli.
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Mais pas le temps de râler, il faut redescendre au bus qui nous emmène ensuite au temple. On se drape d’un sarong et c’est parti. Et cette fois on n’est pas déçu. Ce monument est magnifique, à chaque terrasse on trouve des bas-reliefs très détaillés, représentant bouddha et des danseuses, et quand on arrive en haut, on découvre des sortes d’énormes cloches en pierres disposées tout autour du sommet.
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Pendant cette visite, plusieurs groupes sont présents, dont des groupes de jeunes touristes asiatiques, peut-être indonésiens ou malais. Et ils demandent à tous les touristes européens qu’ils croisent s’ils peuvent se faire photographier avec eux. On n’échappe donc pas à nos photos entourées d’ados.

Après un petit déjeuner rapide au pied du temple, on reprend le bus jusqu’à un autre temple, mais hindouiste cette fois: Prambanan. Ici encore il faut porter un sarong, et une fois qu’il est noué, c’est parti. Comme plus tôt, quand on se dirige vers le temple dans le parc, et qu’il apparaît au loin, mis en valeur par sa position surélevée, on a le souffle coupé. Ici ce n’est pas un seul bâtiment, mais plusieurs « petits » temples, chacun dédié à un dieu précis, disposés les uns à côté des autres. Et encore une fois c’est vraiment magnifique, rempli d’innombrables détails.
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Une fois la visite terminée, le bus nous ramène à l’hôtel, où l’on se repose avant de ressortir dîner dans un vrai restaurant, où on mange très bien pour moins de 10 euros chacune. Le lendemain, direction l’aéroport pour deux vols qui nous conduisent jusqu’à l’île de Lombok. Ces deux premiers jours m’ont ravie, j’ai adoré les temples et la gentillesse des indonésiens m’a à la fois surprise et fait réfléchir sur le comportement distant que l’on adopte avec tout le monde lorsque l’on est en France.

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